Vétérinaires & Faune sauvage

Les vétérinaires ont-ils le droit de soigner des animaux sauvages ?

Bien sûre que OUI, alors que trop de praticiens refusent !

Tous les vétérinaires ont le droit d’apporter des soins à un animal sauvage en détresse, peu importe son espèce et, selon leur niveau d’équipement et de compétences ils sont tenus d’apporter réponse. S’ils décident de ne pas le faire, ils doivent renvoyer cet animal vers un confrère capable de le soigner ou vers le centre de soins le plus proche (en fonction des espèces).

L’article Code Rural art. R242-48 précise : « le vétérinaire doit répondre, dans les limites de ses possibilités, à tout appel qui lui est adressé pour apporter des soins d’urgence à un animal d’une espèce pour laquelle il possède la compétence, la technicité et l’équipement adapté ainsi qu’une assurance de responsabilité civile professionnelle. S’il ne peut répondre à cette demande, il doit indiquer le nom d’un confrère susceptible d’y répondre. En dehors des cas d’urgence, il peut refuser de prodiguer des soins à un animal. » (Lire l’article R242-48 du Code Rural)

D’autre part, la Circulaire du 12 Juillet 2004 précise : « Les cabinets vétérinaires peuvent être amenés à recevoir de la part de particuliers des animaux blessés. Les vétérinaires ont alors légitimement le souci de donner les premiers soins si ceux-ci permettent de préserver la vie de l’animal. » Ou d’abréger les souffrances d’un animal non soignable qui agonise. Une fois les premiers soins apportés, l’animal doit être transféré vers un centre de sauvegarde dans les 72h.

Les premiers soins prodigués à un animal sauvage sont gratuits, le vétérinaire n’a pas le droit de demander des frais d’honoraires à la personne qui a amené l’animal. Libre à cette dernière de lui donner « un petit quelque chose » pour le remercier, c’est légal mais pas obligatoire évidemment.